L’autorité de la concurrence a sévi mardi, pour cause d’entente sur les prix, contre 20 entreprises du transport et un syndicat professionnel.

L’Autorité de la concurrence a déclaré mardi avoir prescrit deux amendes pour entente sur les prix, évaluée à 672,3 millions d’euros, à 20 entreprises spécialisée dans le transport de colis et au syndicat professionnel TLF. C’est la seconde sanction la plus grave ordonnée par le gendarme de la concurrence depuis l’an 2000.

Entente sur les « hausses tarifaires »

Ces entreprises du secteur de la messagerie ont été obligées à payer 670,9 millions d’euros pour des « concertations répétées entre concurrents sur des augmentations tarifaires annuelles » entre 2004 et 2010. Le syndicat TLF et 15 de ces entreprises ont simultanément été réprimés à payer 1,4 million d’euros pour avoir mis en place une méthode unique de répercussion d’une « surcharge gazole ».

Réunions tenues en secret

L’autorité de la concurrence indique d’ailleurs dans son communiqué le procédé utilisé: « des tours de table étaient couramment organisés avant et après des campagnes de revalorisation de prix, ce qui donnait la possibilité aux entreprises d’homogénéiser leurs demandes de tarifs et de protéger leurs ententes commerciales ». Ces entrevues étaient « tenues secrètes » et ne font pas partie d’un compte rendu officiel.

Des ententes dénoncées de l’intérieur

L’autorité de la concurrence a eu vent de ces informations grâce au groupe Deutsche Bahn qui dispose de deux filiales qui ont pris part à ces rapports entre 2008 et 2010 et à l’entreprise Alloin qui, y a pris part en 2010. « Ces entreprises ont brigué tour à tour le bénéfice de la clémence », poursuit l’autorité dans le communiqué, contre leurs informations.

Publié par | Nathalie

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