Areva, groupe français évoluant dans le nucléaire en difficulté, a annoncé jeudi qu’il allait bientôt vendre sa filiale américaine Canberra à Mirion, une entreprise intervenant dans les équipements de radioprotection et propriété du fonds d’investissement britannique Charterhouse. 

« L’objectif est de finaliser la transaction d’ici à la fin de l’année 2016 », explique Areva dans un communiqué, qui ne précise pas le montant de cette cession. 

Areva avait précédemment essayé vendre Canberra en 2013. A l’époque, l’opération coûtait plus de 300 millions d’euros. « Le projet fera l’objet dans les prochaines semaines d’une consultation auprès des instances représentatives du personnel du groupe Areva et devra obtenir l’approbation des autorités de la concurrence », complète le communiqué d’Areva.

Installée aux États-Unis, Canberra conçoit et vend des équipements et systèmes de détection et de mesure de radioactivité pour protéger des opérateurs et du grand public. Cette vente arrive dans le cadre de la restructuration de l’ancien bijou du nucléaire français, appartenant à l’état à 86,5%, pour redresser ses comptes bloquer surtout la catastrophe de Fukushima et d’importantes dévalorisations dans les mines d’uranium.

Areva va aussi vendre à EDF toute l’activité réacteurs (Areva NP), dont la valeur est estimée temporairement à 2,7 milliards d’euros, une somme qui aurait fait heurter les discussions jusqu’à ce jour. La transaction, originellement espérée avant la fin de l’année, devrait au final se clôturer début 2016, selon Areva. Le groupe a aussi déclaré fin juillet vouloir effectuer plusieurs cessions pour 400 millions d’euros d’ici à 2017.

Areva envisage compte être soutenu par l’État qui a décidé d’injecter de l’argent dans le groupe nucléaire après la finalisation de la transaction avec EDF. En gros, Areva a évalué ses besoins en financements à près de 7 milliards d’euros d’ici à 2017.

Publié par | Nathalie

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