A Perpignan, près de 200 personnes ont pris part au meeting contre l’absence des libertés.

La salle des Libertés à Perpignan affichait comble. Plus de 200 personnes ont effectué le déplacement en vue de participer à la réunion organisée contre l’état d’urgence de l’Observatoire en vue du respect des droits et des libertés. « On ressentait bien qu’un mouvement commençait à se créer un peu partout, ça ce qui est confirmé », annonçait, au début de la réunion publique, Anne Gaudron de l’observatoire.

Un avis partagé par Jurek Reynald, syndicaliste CGT Goodyear alors que lui et avec sept autres militants ont écopé d’une condamnation de neuf mois de prison ferme pour avoir séquestré le directeur et le DRH de la société en novembre 2014. A l’occasion de cette rencontre, il fut l’invité d’honneur et indiquait : « Notre condamnation a raisonné comme une bombe. Cela était d’ailleurs remarquable à l’audience, lorsqu’on est sorti du tribunal. Désormais, nous sommes soutenus par 80 comités en France. » Les anciens travailleurs de Goodyear ont fait appel et sont dans l’attente de la date de l’audience pour ce nouveau procès.

L’État d’urgence comme prétexte pour bloquer les syndicats

« Nous pensons que celle-ci semble être différée d’avantage. » Pour lui, ce retardement est dû à l’état d’urgence : « une façon de vouloir planter le mouvement syndical. »

Ce qui n’est pas de l’avis d’un autre intervenant, Gilles Sainati du syndicat de la magistrature : « au fur et à mesure, on quitte l’État social pour l’État pénal. Les infractions pénales sont utilisées pour bloquer l’action syndicale. Et l’état d’urgence représente un sérieux problème.

Publié par | Nathalie

Rédactrice. Je suis Nathalie, je vis à Perpignan depuis mon plus jeune âge et n'ai jamais pu quitter ma si belle région. Mon rôle est d'informer les Perpignanais sur les actualités de leur ville. A bientôt