Une conférence à laquelle ont assisté une cinquantaine de personnes, s’est récemment tenue à l’atelier d’urbanisme sur la question « La communauté est-elle toujours urbaine ? ». Elle a été l’occasion d’évoquer le fameux syndrome de la rousquille, lequel ne prête guère à sourire en dépit de son nom. En effet, ce syndrome évoqué par l’architecte Bernard Moreau serait notamment la cause du déclin des commerces dans le centre-ville de Perpignan. Voici l’explication de ce syndrome : entre 1968 et 1990, la croissance démographique de la ville était presque à zéro, tandis que dans le même temps, sa surface urbanisée a été multipliée par six. Un tel accroissement a signé le déclin du centre-ville ; des friches commerciales font leur apparition au cœur de la ville, laquelle s’apparente désormais à une véritable rousquille.

A l’inverse, les centres commerciaux implantés en périphérie de la ville de Perpignan représentent près de 300 hectares, soit l’équivalent du centre ancien de la ville. Selon l’architecte, il est cependant possible de rémédier à cette situation dévastatrice : éviter l’étalement urbain ainsi que la voirie qui chasse les piétons, verrouiller l’urbanisation, et remplir les espaces grâce à l’augmentation de la population consécutive à l’héliotropisme. Toujours selon l’architecte Bernard Moreau, il est possible de doubler la population de la ville de Perpignan sans étendre celle-ci, ni bâtir de buldings, tout en privilégiant les déplacements doux. Il explique également qu’il faut un effort de communication sur le centre-ville. En effet, le quartier Saint-Jacques est souvent présenté comme un coupe-gorge ; or, une telle assertion ne fait qu’emplifier certains événements qui restent isolés. De ce fait, les habitants des communes périphériques ont une mauvaise image du centre-ville de Perpignan et préfèrent aller faire leurs courses dans les zones commerciales.

Il faut donc du temps et, surtout, une vériatble volonté politique pour combler le cœur de la rousquille.

Publié par | Nathalie

Rédactrice. Je suis Nathalie, je vis à Perpignan depuis mon plus jeune âge et n'ai jamais pu quitter ma si belle région. Mon rôle est d'informer les Perpignanais sur les actualités de leur ville. A bientôt